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Histoire de Bretx

BRETX

 

Origine : Gallo Romaine (Nom : BRITTIUM)

 

Evolution du nom de Bretx : au XVIe Siècle : BREZ, puis BRECIO, BRETIS, BRETZ au XVIIIe siècle (monument aux morts gravé BRETZ), devenu BRETX au XXe siècle.

 

L’histoire de Bretx est largement associée à celle de Thil, village voisin sur le plateau.

 

A l’aube de la féodalité (vers l’an 900), Bretx faisait partie de la Vicomté de Gimoes (ou de Terride), dont le château seigneurial se dressait à St Georges, près de Cologne.

 

Au début du XIIe siècle, Escaronne, sœur d’Armand de Terride (propriétaire du village), épousa Bernard Jourdain, Seigneur de L’Isle, et reçut en dot les villages de Thil et de Bretx. Par ce mariage, le village passa sous la domination des Comtes de L’Isle Jourdain.

 

En ce moment là : 1246,  les coutumes, les constitutions et les franchises mises en place par le Seigneur Raymond Jourdain, marquèrent un début d’indépendance. Pour la première fois, sont codifiés les droits et devoirs réciproques des villageois et du Seigneur. Le village possédait déjà son église, les habitants regroupés dans un ensemble fortifié : le Castrum.

 

Jusqu’en 1405, Bretx restera dépendant de la Maison de L’Isle. Celle-ci dirigée par Jean II de L’Isle fut ruiné et céda ses droits à Monsieur de Clermont, plus tard Duc de Bourbon pour 34 000 écus d’or.

 

Ensuite, après de nombreuses vicissitudes, le village tour à tour changea de main : Les Comtes d’Armagnac, le Duc d’Alençon, Henry d’Albret (ancêtre d’Henry de Navarre, futur Henry IV). Le village de Bretx et avec lui tout le Comté de L’Isle, devint possession directe des Rois de France.

 

Sous cette tutelle, différents seigneurs se succédèrent : Seigneur de Bretx, famille de Faudoas au XVIe siècle, Le Mazuyer, Marquis de Montaigut au XVIIIe siècle, et peu avant la révolution en 1782 : Jean François Denis d’Albis de Belbèze acquit les droits seigneuriaux (il avait sa maison à Thil).

 

Après une période prospère au XIXe siècle, Bretx connut un déclin comme toutes les communes environnantes, résultat d’une natalité plus faible et de la mécanisation de l’agriculture. Cette tendance s’est inversée depuis quelques années, suite à l’expansion de Toulouse, au développement de l’aéronautique et à l’évolution des moyens de transports.

 

Aujourd’hui avec 679 habitants sur 840 ha, Bretx s’orne de plusieurs édifices intéressants :

  • Le Château de Fleyres, construit vers 1740 sur le principe des villas italiennes à plan carré (principe identique au château de Larra). Façade surmontée d’un petit fronton, percée de 10 larges fenêtres. La ferme, d’époque identique, XVIIIe siècle, est construite de trois blocs en U relativement bas et tassés, afin de résister au vent d’autan.
  • L’église Saint Jean Baptiste (vocable), construite en 1876, sur le premier sanctuaire médiéval, en brique et galets.

Saint Jean Baptiste (8-4 av J.-C. – vers 27 ap. J.-C.) : Précurseur annonçant la venue du Christ. Né à Nazareth en Judée, se retire longtemps dans le désert, menant une vie ascétique. Evocation de cette solitude verset III – cantique du Pèlerinage de la Fontaine Saint Jean. A trente ans, il prêche sur le bord du Jourdain, annonçant la venue du Messie. Il baptise lui-même le Christ dans les eaux du Jourdain. Il meurt décapité sur les ordres de Salomé fille d’Hérode. Evocation du meurtre verset VI - cantique du Pèlerinage de la Fontaine St Jean.

  • La Fontaine Saint-Jean : Construite en 1898 avec l’aide de dons de notables de l’époque (famille Adam-Cazeneuve), elle fût un haut lieu de pèlerinage, les 24 juin de chaque année. Les pèlerins, venus à pieds des paroisses de Thil, Montaigut, Saint-Paul, Lévignac, Menville, Larra et Launac, venaient se recueillir une journée entière à la Fontaine Saint Jean en assistant aux offices religieux, dotés de leur repas froids pris en pique-nique pour le midi.

Pèlerinage : 8h du matin, messe. Sermon, Bénédiction. Chants avec le concours de la fanfare de Thil. 15h vêpres, Salut au Saint Sacrement.

  • Maison typique du XVIIe siècle : Taillade. Toponyme désignant un endroit attribué aux coupes de bois. Maison en torchis, brique de terre et bois. Bâtisse de plan carré avec deux pigeonniers tours encastrés.

 

 * vocable : nom du Saint sous le patronage duquel une église est placée.

 

* ascétique : mépris du corps et des sensations, triomphe de l’âme. Vie d’oraison et de mortification, exercices de piété.

 

* Toponyme : nom de lieu.

 

* Agreste : relatif aux champs, à la campagne, rustique.